Mes débuts à Winnipeg / My beginning in Winnipeg

Oui, je sais. Cela fait près d’un mois que rien n’a été publié ici. Pourtant, ma vie ne s’est pas arrêtée, bien au contraire!

Yes, I know. It’s been almost one month since nothing has been published here. Yet, my life has not stopped!

Le 1er juillet, cela a fait un mois pile que je suis arrivé à Winnipeg, au Manitoba. Il s’est passé beaucoup de choses en 30 jours et je n’aurai clairement pas le temps ni la patience de tout raconter ici. Je vais donc vous dire, en gros, comment je m’habitue à ma nouvelle vie.

On July 1st, it was one month that I arrived in Winnipeg, Manitoba. A lot of things happened in 30 days and I won’t have neither time nor patience of writing everything here. I’m going to tell you, in bulk, how I get used to my new life.

Je me suis donc envolé le samedi 1er juin de Toronto. Après 2h30 de vol, j’ai atterri à Winnipeg à 18h20 heure locale. A l’arrivée, une collègue est venue me récupérer pour m’emmener dans ma famille d’accueil, où je loge actuellement. Cette dernière est composée d’un couple de jeunes canadiens anglophones, Jeremy et Desta, d’un étudiant ingénieur de Hong Kong et d’une médecin haïtienne qui repasse tous ses diplômes après avoir fui Haïti suite au tremblement de terre de 2010. Au final, encore une fois, je suis le plus jeune 😀

I took off from Toronto on Saturday, June 1st. After 2h30 in the air, I landed in Winnipeg, at 6.20pm local time. A colleague came to pick me up at the airport and dropped me off in my host family, where I live now. There is an anglophone Canadian couple, Jeremy and Desta, an engineer student from Hong Kong and a girl from Haiti who is doctor. She went back to studies in order to get her degrees in Canada. She left Haiti after the 2010 eartquake. Once again, I’m the youngest 😀

J’ai aussi commencé mon nouveau travail au journal La Liberté. Ce dernier est le seul journal francophone publié dans la province. On pourrait un peu le comparer à un journal de PQR en France: on couvre tout ce qui touche les francophones, ainsi que les petites communautés rurales francophones dans la mesure du possible (les distances sont grandes ici…). Il y a plus d’employés Français et Européens que de franco-manitobains: la directrice et rédactrice chef est de Bordeaux, une collègue est de Caluire (Lyon), une autre de Bretagne, on a aussi une parisienne, un Gabonais, deux Belges…

I’ve also started my new job for La Liberté. This is the only one French newspaper published in Manitoba. We could compare it to a regional newspaper in France: we make reports on everything which has a link with the French community, as well as the small rural villages if it’s possible (distances are huge here…). There is more workers from France and Europe than Franco-Manitobans: the editor-in-chief is from Bordeaux, a co-worker from Caluire (Lyon), an other from Brittany, we also have a Parisian, a Gabonese, two Belgians…

Le journal a remporté pas mal de trophées l’an dernier et cette année, ce qui fait que c’est un journal assez connu au Canada et “réputé”. C’est aussi l’un (peut-être même le seul) journal francophone en milieu minoritaire qui compte une rédaction de 5 journalistes (voire plus). En général, les journaux communautaires n’ont qu’une, deux ou trois personnes. A Toronto, par exemple, mon collègue qui bosse à L’Express de Toronto est tout seul avec un chef alors que la ville est bien plus grande que Winnipeg!

La Liberté has won a lot of prizes last year and this year, it’s well-known in Canada and has a good reputation. The newspaper has also at least 5 journalists, that is quite rare for a newspapers in minority communities. Usually, newspapers have only one, two or three journalists. For instance, in Toronto, my colleague who works for L’Express de Toronto is alone with an editor-in-chief, even though the city is much bigger than Winnipeg!

Plus de 500 personnes étaient présentes au gala du journal.
Plus de 500 personnes étaient présentes au gala du journal. / More than 500 people attended newspaper’s gala.

J’ai aussi eu la chance énorme d’assister aux festivités du centenaire du journal. Maintenir en vie un journal francophone en milieu minoritaire relève d’un tour de force, et le conserver pendant un siècle relève franchement de l’exploit! Plusieurs événements ont eu lieu sur deux jours, comme la création de l’association des journaux centenaires du Canada, dont La Liberté est fondateur avec le Winnipeg Free Press, quotidien anglophone de la ville. Un colloque de journalisme et un gala ont aussi été organisés et ont réuni des rédacteurs en chef de très grands journaux, comme le Globe and Mail (= Le Monde), Le Devoir (= le Globe and Mail mais en français), La Presse (grand quotidien du Québec) etc. Ça a été un énorme succès! Les gens ont été véritablement impressionnés par l’ampleur et la qualité de l’événement, organisé par un si “petit” journal. La communauté franco-manitobaine, elle, a été extrêmement fière et on continue d’ailleurs à recevoir des messages de félicitations et remerciements.

I’ve also had the great opportunity to attend the centenary celebrations of the newspaper. Keeping alive a French newspaper in minority communities is part of a tour de force, and keeping it for a century is frankly feat! Several events took place over two days, such as the creation of the association of Centenary newspapers of Canada, including La Liberté which is the co-founder with the Winnipeg Free Press English-language daily in the city. A journalism conference and a gala were also organized and gathered editors from very major newspapers such as The Globe and Mail (= Le Monde), Le Devoir (= The Globe and Mail, but in French), La Presse (major newspaper in Quebec etc.). It was a huge success! People were really impressed by the size and quality of the event, organized by such a “small” newspaper. The Franco-Manitoban community was extremely proud and we still continue to receive messages of congratulations.

Bon, cependant, pour pouvoir faire tout ça, j’ai dû me trouver une voiture, et changer mon permis de conduire. J’ai donc dorénavant un permis manitobain et je n’ai plus mon petit papier rose français. Acquérir une voiture était indispensable, Winnipeg est une ville très étendue, et ne compter que sur les bus relève du casse-tête quotidien tout en entrainant des pertes de temps inimaginables. J’ai donc trouvé un “char” d’occasion, assez rapidement et facilement. Une fois encore, je reconnais que je suis extrêmement chanceux: la voiture est une Chevrolet Cobalt rouge de 2005 avec 207 000km au compteur, mais un moteur neuf de 50 000km. La transmission, elle, est automatique. Je suis pas un gros fan, mais je m’y habituerai. En tout cas, je vais enfin, pouvoir profiter des lacs, parcs, espaces vides et petites communautés rurales en dehors de Winnipeg.

However, to be able to do all that, I had to find a car and change my driver’s license. So I have now a Manitoban license and I do no longer have my little pink French paper. Buying a car was a must, Winnipeg is a very large city, and only rely on buses provide daily headache while causing unthinkable losses time. So I found a “char” used quite quickly and easily. Once again, I acknowledge that I am extremely lucky: the car is a red 2005 Chevrolet Cobalt with 207 000km on the dashboard, but a new engine with 50 000 km. Transmission is automatic. I’m not a big fan, but I’ll get used to. Eventually, I’ll finally be able to enjoy the lakes, parks, empty spaces and small rural communities outside of Winnipeg.

J'aime mon nouveau "char"! Mais il consomme un peu trop à mon goût...
J’aime mon nouveau “char”! Mais il consomme un peu trop à mon goût… / I love my new “char”! But it burns a little bit too much…

Enfin, je termine ce post en vous parlant des gens. Les Manitobains sont connus pour être très gentils, et ça se confirme. Ils ont un vrai sens de l’accueil et du service. C’est vraiment appréciable quand on arrive dans une ville qu’on ne connaît pas! Je pense notamment à une collègue, une amie, mes colocs et ma famille! La seule chose qui me fait un peu peur pour le moment, c’est la petitesse de la communauté francophone dans laquelle tout se sait. Ça fait un peu comme dans un petit village où, quoi que vous fassiez, les gens seront au courant. Je ne suis pas encore très connu, donc ça m’arrange mais c’est un piège que je veux tenter d’éviter…

Finally, I end this post by talking about people. Manitobans are known to be very friendly, and it’s true. They have a true sense of hospitality and service. It’s really nice when you arrive in a city you do not know! I think of a colleague, a friend, my roommates and my family! The only thing that makes me a little scared it is the smallness of the Francophone community in which everyone knows everyone. Sounds a bit like a small village where, whatever you do, people will know. I’m not very well known yet, so it suits me but it’s a trap I want to try to avoid…

Voilà pour le premier article sur Winnipeg. Promis, je vais essayer de poster plus régulièrement sur la ville. Il y a encore plein de choses à dire…

That’s all for the first article on Winnipeg. I promise I’ll try to post more regularly about the city. There are still many things to say…

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Blog at WordPress.com.

Up ↑

%d bloggers like this: