Toronto’s Islands (1ère partie)

Ces derniers temps, les beaux jours se font rares à Toronto. Non pas qu’on ait spécialement froid, ou même de la neige, mais le gris et la pluie sont trop souvent ici à mon goût.

Jeudi, il faisait néanmoins un temps splendide. J’en ai donc profité pour quitter la ville et me rendre sur les îles de Toronto.

Toronto dispose en effet d’îles, à quelques minutes de ferry, sur le lac Ontario. Il y a des départs tous les jours de l’année car des gens ont élu domicile sur ces îles. Un aller/retour coûte 7$, et il existe des abonnements pour les résidents permanents. Comme seules les voitures de la ville ont le droit de circuler sur les îles, le bateau est leur seul point d’accès au continent, aux magasins, aux emplois etc.

Une fois sur les îles, on peut louer des vélos, si on n’en a pas loué avant. Je n’en ai pas pris cette fois-ci, mais je pense que j’en prendrai un la prochaine fois parce que l’île principale est grande! En 3h, je n’ai pas eu le temps d’aller jusqu’au bout. J’avoue que c’est surtout dû au fait que j’ai pris mon temps et divagué là où mes yeux étaient attirés…

Le pied à nouveau sur la terre ferme, on se retourne et on admire la 1ère vue qu'on a sur le centre ville de Toronto.
Le pied à nouveau sur la terre ferme, on se retourne et on admire la 1ère vue qu’on a sur le centre ville de Toronto.
A peine débarqué, des panneaux indiquent les quelques directions possibles. L'île principale est grande!
A peine débarqué, des panneaux indiquent les quelques directions possibles. L’île principale est grande!
Quelques pas plus loin, de grosses lettres jaunes marquées au sol rappellent que les voitures sont interdites sur les îles.
Quelques pas plus loin, de grosses lettres jaunes marquées au sol rappellent que les voitures sont interdites sur les îles.

Concrètement, les îles sont un paradis naturel en pleine ville. Néanmoins y aller l’hiver est à la fois une bonne et une mauvaise idée: la bonne, c’est qu’il n’y a pas grand monde et qu’on n’est pas dérangé. La mauvaise, c’est que quasiment tout est fermé et qu’il n’y a pas grand chose à faire à part se balader. Il faut limite prévoir son ravitaillement en eau et nourriture! De plus, certains jours, il peut vraiment faire très froid car l’humidité est omniprésente.

Reste que les gens qui vivent ici sont au calme. Un peu esseulés, peut-être, mais la qualité de vie doit vraiment être exceptionnelle. Une de mes connaissances à Toronto a vécu sur les îles, elle m’a raconté que ce sont surtout des écrivains, des peintres, des artistes, des avocats etc. qui vivent ici. Les prix sont chers et, mine de rien, il n’est pas toujours commode d’aller faire ses courses en bateau: il faut avoir du stock en réserve et bien organiser ses achats pour ne pas se retrouver à court de quelque chose.

La plupart des maisons sont en bois. Elles sont généralement jolies, mais plus ou moins bien entretenues, et certaines sont fermées.
La plupart des maisons sont en bois. Elles sont généralement jolies, mais plus ou moins bien entretenues, et certaines sont fermées.
Une maison comme ça, ça vous tente pas? Regardez la prochaine photo pour découvrir la vue qu'ont les habitants ;)
Une maison comme ça, ça vous tente pas? Regardez la prochaine photo pour découvrir la vue qu’ont les habitants 😉
En plus d'être en pleine nature, certains habitants ont la plage et le lac Ontario à leur porte!
En plus d’être en pleine nature, certains résidents ont la plage et le lac Ontario à leur porte!
Et détrompez-vous, ce n'est pas une "petite plage privée" qu'on les insulaires, mais bien une plage immense! Et encore, vous ne voyez qu'un côté là!
Et détrompez-vous, ce n’est pas une “petite plage privée” qu’ont les insulaires, mais bien une plage immense! Et encore, vous ne voyez qu’un côté!
Comme sur les fameuses plages de Los Angeles, qu'on voit notamment dans Californication, il y a un ponton immense sur celle de l'île principale.
Comme sur les fameuses plages de Los Angeles, qu’on voit notamment dans Californication, il y a un ponton immense sur celle de l’île principale.

Entre l’île principale et les petites, des ponts permettent de franchir des canaux formés naturellement par le lac. Du coup, certains préfèrent avoir des “bateaux-maisons”. Même si l’aspect est un peu moche depuis l’extérieur, ça doit quand même être cool d’habiter là-dedans, ou au moins de pouvoir les utiliser en été, quand il fait chaud.

Un petit "bateau-maison" pour prendre l'apéro l'été?
L’hiver, ça doit un peu cailler quand même…
Un petit "bateau-maison" pour prendre l'apéro l'été?
Un petit “bateau-maison” pour prendre l’apéro l’été?
Des petits ponts permettent de passer d'une île à l'autre.
Si quelqu’un sait comment un truc de 14,5 tonnes pourrait passer là-dessus, je suis intéressé.
Des petits ponts permettent de passer d'une île à l'autre.
Des petits ponts permettent de passer d’une île à l’autre.

La petite communauté des îles s’est développée pratiquement en autarcie. Concrètement, les gens n’ont besoin d’aller dans le centre de Toronto que pour travailler ou faire leurs courses. Sur l’île, on trouve une école, une caserne de pompiers, une église, des jeux pour les enfants…

Être pompier sur les îles ne doit pas être trop... fatiguant!
Être pompier sur les îles ne doit pas être trop fatiguant!
Les ustensiles de secours sont adaptés à la géographie du coin: une bouée de sauvetage et une échelle, ça doit être suffisant pour aller repêcher les gens qui tombent dans les canaux!
Les ustensiles de secours sont adaptés à la géographie du coin: une bouée de sauvetage et une échelle, ça doit être suffisant pour aller repêcher les gens qui tombent dans les canaux!
Pour ceux qui veulent faire du yacht...
Pour ceux qui veulent faire du yacht…
Évidemment, l'île ne pouvait pas survivre sans son église.
Évidemment, l’île ne pouvait pas survivre sans son église.
Il existe plusieurs aires de jeux pour les enfants réparties sur les îles. Certaines font cependant peine à voir et sont plutôt glauques...
Il existe plusieurs aires de jeux pour les enfants réparties sur les îles. Certaines font cependant peine à voir et sont plutôt glauques…

Un peu plus loin, on arrive dans un parc d’attractions… vide et fermé. J’ai toujours trouvé que les parcs d’attractions “abandonnés” sont un peu glauques. Je n’ai pas fait de photos cette fois-ci du parc, mais je vous en ramènerai la prochaine fois. En tout cas, les oies, elles, adoraient la tranquillité du lieu. Je suis passé à côté d’une centaine d’oies sauvages. Heureusement, elles avaient plus peur de moi que moi d’elles. Je n’aurais franchement pas fait le poids si elles avaient décidé de m’attaquer!

Les oies sauvages ont pris possession du parc. En hiver, ce sont elles les attractions!
Les oies sauvages ont pris possession du parc. En hiver, ce sont elles les attractions!

Enfin, tout au fond du parc, derrière les derniers bâtiments, on débouche sur une plage. On quitte alors l’ambiance glauque pour un magnifique spectacle. Là, sous nos yeux, apparaît une vue inégalable sur le centre ville de Toronto. C’est à ce moment-là qu’on se dit : “Bon sang, je suis vraiment en Amérique!”. La joie et l’émotion se mêlent, tandis que les roulis des vagues du lac et les cacardements des oies donnent un côté totalement surréaliste à la scène.

On prend alors la pleine mesure de l'immensité de la forêt de gratte-ciels dans laquelle on évolue chaque jour.
On prend alors la pleine mesure de l’immensité de la forêt de gratte-ciels dans laquelle on évolue chaque jour. Petite info insolite: la plus grande tour de Toronto, en dehors de la CN, c’est la tour blanche que vous voyez sur la photo, et c’est celle de… la Banque de Montréal!
La CN Tower, elle, se dresse tel un phare qui guide les voyageurs vers Toronto.
La CN Tower, elle, se dresse tel un phare qui guide les voyageurs vers Toronto.

Mais le mieux, je pense, c’est de vous laisser apprécier le spectacle en vidéo. Dans le diaporama suivant, sachez qu’on balaie des yeux une distance que j’estime comprise entre 30 et 40km.

Après un bon quart d’heure passé à contempler la ville, il est temps de repartir pour attraper le ferry. Il y a des départs toutes les 45 minutes, et je n’ai pas très envie de rater le bateau de quelques minutes et rester bloqué ensuite pendant 3/4 d’heure. D’ailleurs, le soleil baisse déjà à l’horizon et sa lumière rougeoyante se reflète sur les tours de verre.

Une lumière rouge-orangée enveloppe peu à peu les gratte-ciels.
Une lumière rouge-orangée enveloppe peu à peu les gratte-ciels.

17h. J’attrape le ferry. Je suis très chanceux, j’ai pris le bateau au meilleur moment de la journée. Un splendide couché de soleil se profile à l’horizon. Sandy, une dame qui habite sur l’île depuis 40 ans, vient me parler. Elle commence à me raconter sa vie (c’est TRÈS courant ça chez les Canadiens, ils racontent leur vie aux inconnus, comme ça, pour faire la causette). Quand elle sait que je viens de France, elle devine, avant même que je réponde à sa question, que je suis originaire de Lyon: c’est la seule ville qu’elle connait “vraiment bien” car elle travaille, depuis chez elle, dans le textile. A l’écouter, vivre sur les îles est très agréable et si elle traverse ce soir en même temps que moi, c’est pour aller voir sa fille qui habite dans le centre ville de Toronto. Le temps s’écoule, le ferry accoste. Il est l’heure de se dire au-revoir, elle me sert la main, me dit que mon anglais est très bon (Wouhou!). Je la laisse et m’engage sur le quai pour rejoindre la station de métro Union…

Hey! Attendez! Ne partez pas tout de suite! On va se quitter avec une vidéo du coucher de soleil. Respirez, détendez-vous et… admirez!

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